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Catherine
HUBERT
Née
à Paris en 1953, fille d'un père conservateur de musée
et d'une mère chargée de mission des Musées Nationaux,
elle poursuit des études danglais, à Paris, Londres
et aux USA. Du baccalauréat Lettres en 1973, (Lycée Français
de Londres), elle franchit les étapes avec plusieurs mentions
jusquà lOral de lAgrégation en 1979.
Elle enseigne langlais de 1974 à 86 dans des lycées
parisiens (Victor Hugo, Victor Duruy, Paul Bert, Montaigne) de banlieue
ou en province (Lycée Lakanal de Sceaux, Lycée technique
de Vitry, Lycée Edouard Branly de Nogent, Collège Jean
Zay de Lens). Au cours de ses années londoniennes, elle est professeur
de français à lILEA, (1988-89), puis plus tard,
à la Clark University de Worcester, au Massachusets (1976-77).
Parallèlement à son activité denseignante,
Catherine Hubert suit une formation artistique. Ecole du Louvre (1973-74),
Ecole Municipale de Dessin, place des Vosges (1979-81), Ecole des Arts
Plastiques de la rue de Seine ((1981-82), auditrice libre aux Arts Décoratifs,
(ENSAD de 1982 à 84). A Londres, elle fréquente la Womenswork
(1986-89) et le Sculpture Studio de Chelsea (1987-89). A Paris, elle
travaille dans un atelier de sculpture à lADAC depuis 1989.
A sa première exposition, à lOval, Londres (1988),
en succèdent vingt-quatre autres, sculptures, dessins, peintures,
collages ou mobiles. La Brixton Gallery laccueille en 1989 et
en 95. Puis cest le Salon des Indépendants, dont elle est
sociétaire (1990-2001), le Salon dHiver (1991-99) dont
elle est également sociétaire, et où elle obtient
deux fois le Prix Spécial du Jury, la Maison des Femmes de Paris
(1991 et 93), lEspace André Malraux avec les Plasticiennes
(1994 et 95), MUSA en Allemagne à Göttigen (1999). En 1993,
elle est la première lauréate du Prix Inter Arts des Octaviennes,
où elle obtiendra le Prix de Poèsie de lan 2000
!
Elle a publié aux Editions Geneviève Pastre, Jessica
ou lîle,drame (1993), Vers lOuest (95),
La Lumière de la Nuit (97) et Création.
(2001). Voir la présentatin de ce texte dans notre rubrique Catalogue.
Marguerite, recueil de poèmes, aux Editions Clapàs,
collection Queer fish, (2001).
Jessica ou l'île, drame
Vers l'Ouest
La lumière de la nuit
Création
Lotta 
Dreams
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Anne
MICHEL
Née
en 1942. Après des études de philosophie à la Sorbonne,
elle séjourne trois ans en Côte d'Ivoire. Elle y enseigne
le français, étudiant parallèlement à l'Université
d'Abidjan l'Histoire de l'Afrique et l'Histoire des techniques de conservation
des documents dans les pays tropicaux.
De retour
en France, elle travaille comme journaliste dans diverses revues de
décoration puis est responsable de la rubrique «Livres»
à Harper's Bazaar France ainsi que journaliste littéraire
à L'Officiel de la Mode. Depuis 1993, elle se consacre
entièrement à l'écriture.
Prix de Poésie des Octaviennes 2001.
Publications
Exercice d'amour, roman (1984) aux Editions Calmann-Levy, La
Dame noire*(1992) et Sortilèges, romans (1993) aux
Editions Flammarion, Les Seigneurs, prose poètique (H.C.
1991) à La Goutte d'Eau. Voyage en enfance, document (1995)
aux Editions Flammarion.
Adios, l'amie... Poème, (2001), aux Editions
Clapàs, collection Queer fish.
Grande
Sérénade
Myriam
et Diane
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*La
Dame noire
"
J'ai pénétré dans son univers par un acte, disons,
de chevalerie. Je me suis élancée au-devant de l'ennemi
-en l'occurrence un voyou qui essayait de lui piquer son sac- et maintenant
elle se presse contre moi la nuit, m'enveloppe de ses bras, entrelace
ses jambes aux miennes... ". Un mollet gainé de mauve,
une bottine de croco dépassant d'une voiture -une Jaguar stationnée,
croit-on deviner, du côté du bois de Boulogne : il n'en
fallait pas plus pour que Claude, la jeune narratrice de la Dame noire,
suivît Angèle jusqu'en Afrique. Mais avec quelle intention
? Y a-t-il, entre elles, autre chose qu'une relation amoureuse ? Et
pourquoi diable Angèle, la belle métisse, a- t-elle voulu
regagner la Côte-d'Ivoire ? Pendant que le lecteur s'interroge,
Anne Michel savoure ses effets. Les deux femmes ont débarqué
à Abidjan, sur l'île d'Ameh Lakkar, la mère d'Angèle,
énorme Africaine bariolée qui tyrannise sa fille et terrorise
son entourage. La Dame noire a un oeil partout : elle rôde, surveille,
épie, et peu à peu referme son piège sur les deux
jeunes femmes. Entre-temps, Claude aura éprouvé, pour
cette masse de chair monumentale, inquiétante et pourtant gracieuse,
une attirance tout à fait ambiguë.
Après Exercice d'amour (Calmann-Lévy, 1984),
Anne Michel montre dans ce deuxième texte une manière
singulière de jouer du mystère pour entretenir l'attention,
camper sans mièvrerie trois femmes qui s'aiment et se haïssent,
et décrire sans faux-semblants les retrouvailles et les plaisirs
charnels.(...).
Florence
Noiville, Le Monde. 22 mai 1992
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Une
femme immense et noire
L'Afrique
noire, ses violences occultes, l'attrait ambigu qu'elle exerce sur l'Européen,
et les passions qu'elle suscite étaient, en 1984, au coeur du
premier roman d'Anne Michel. Les revoici, terres volcaniques du deuxième
: "La Dame noire".
"Rien
qu'un éblouissement, une danse d'insectes foudroyés par
la lumière" lit-on à la fin d'"Exercice
d'amour". Une phrase qu'aussi bien on pourrait mettre en
exergue de "La Dame noire". Non pas simple passerelle
d'un roman à l'autre, mais dynamique même d'une oeuvre
en train de s'édifier.
Eclairs aveuglants du soleil et de la chaleur, brûlure des corps
voués malgré eux à un érotisme qu'une force
supérieure impose et ritualise. Jusqu'aux bornes de la folie
et de la mort, comme délimitant cette île ivoirienne minuscule,
cette lagune absente des cartes où règne Ameh.
Superbe déesse d'ébène, matrone gigantesque au
profil de médaille, Ameh est aujourd'hui une négociante
richissime, entourée de jeunes femmes éclatantes et serviles.
Sa vie
est mystère. Comment, venue du fond de la pauvreté et
de la campagne sénégalaise de son enfance, a-t-elle constitué
ce commerce et cette fortune qui assurent sa puissance ? Fut-elle, comme
on le chuchote, maquerelle au temps de la colonisation ? Est-elle ce
Saturne femelle que décrit sa fille Angèle à son
amie Claude ?
Celles-ci
se sont connues à Paris. Une étape d'Angèle qui
court le monde. Alcoolique, elle est styliste, et, entre deux esclandres,
dessine des modèles pour les collections de sa mère. Elle
a convaincu Claude de l'accompagner chez elle, dans la région
d'Abidjan. Pour poursuivre avec elle une liaison amoureuse ? Ou pour
l'offrir à la mère haïe et adorée, la redoutable
et dévoreuse Ameh ?
Quoiqu'il en soit, mante religieuse, amazone forcenée, celle-ci
ne fera qu'une bouchée de la jeune Parisienne, la violant comme
ferait un homme, puis la séduisant, s'en faisant aimer, à
la fin découvrant par elle une dimension de plaisir jusque-là
inconnue d'elle, et celle, jamais éprouvée du tout, du
sentiment."
Jean Pache,*
24 HEURES, Lausanne. 5 mars 1992
* Poète
suisse, auteur d'une oeuvre exceptionnelle, critique littéraire
et poètique de grande envergure, disparu le 2 février
2001.
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Marion
PAGE
Marion
Page est dorigine bretonne, bien que née à Casablanca
dune mère institutrice « libre » et dun
père commandant de pétrolier. Au cours des nombreux déménagements,
la maison des grands-parents maternels, Le Belvédère,
à Argenton-sur-Creuse dans le Berry, reste lélément
stable et déterminant de lenfance et de ladolescence.
Entre un père caractériel, trois frères dont lun
très perturbé, et une mère tournée avant
tout vers les hommes de la famille, elle trouve son salut dès
toute petite dans la lecture et saura très vite ce quelle
veut faire plus tard : institutrice.
Elle arrive
à lEcole Normale avec son journal, commencé lété
précédent au Belvédère, elle y consignera
ses émotions littéraires et son désir décrire
« pour de vrai », cest à dire écrire
des livres, son amour pour Marie pendant deux ans, puis pour Yvonne,
ses essais infructueux pour être comme les autres, sortir avec
un garçon, trouver lamour dont tout le monde parle
Au cours de sa troisième année dexercice à
la campagne, elle décide de se remettre « sérieusement
» à lécriture, de là datent son premier
poème abouti « Les Nuits claires » où elle
traite déjà du travail sur les mots de lécrivain-poète,
et sa première nouvelle « LEnfant sacrilège
» où elle pressent déjà la misogynie et la
haine des hommes pour les femmes qui aiment penser par elles-mêmes.
A la fin dune grande parenthèse difficile consacrée
à la conjugalité et à la maternité, pendant
laquelle elle narrivera plus à écrire, elle fait
des rencontres qui déclencheront à nouveau le désir.
Elle auto-édite deux plaquettes de poèmes, « Dérapage
» pour le Festival Populaire de Poésie Nue à Nanterre
en 1981, et « Diverses » pour le mois de la
Poésie à Massy en 1983. Certains seront sélectionnés
pour être édités dans des recueils de poésie.
Elle participera également au Festival de Poésie Murale
de Palaiseau en 1982. Ces actions poétiques sont des moments
dillumination au cours de la période douloureuse où
elle finit par comprendre, en 1983, quil lui faut quitter la structure
familiale.
Parallèlement, depuis une dizaine dannées, elle
milite à gauche et devient conseillère municipale dUnion
de la Gauche dans sa commune. Elle écrit des articles, participe
aux débats. Elle a pris conscience également de sa passion
du politique.
Le divorce, cette rupture, enfin, avec ce qui donnait un mauvais sens
à sa vie et à sa création artistique, provoque
chez elle, avec lexpérience dune liberté à
reconquérir, limpérieux besoin de faire un bilan
et de tourner la page. Elle écrit et auto-édite «
Position », texte dune trentaine de pages
qui marque le sommet chez elle dune certaine écriture,
son écriture de femme. En effet, le texte sachève
sur lillumination de la découverte de lamour partagé,
avec une femme, lillumination de la découverte de son lesbianisme.
Elle se tourne immédiatement vers le lesbianisme politique et
sintéressera au lesbianisme féministe, au lesbianisme
radical, au lesbianisme séparatiste. Elle finira par quitter
son parti de gauche pour se consacrer au groupe Santé lesbienne
de Paris et à celui de Perspectives Lesbiennes Radicales. Elle
découvre lhistoire du mouvement féministe, lhistoire
du mouvement lesbien, elle découvre les Maisons de Femmes du
Sud-Ouest, et les étés quelle passera dans lune
dentre elles seront déterminants puisque 10 ans plus tard
elle fera de sa propriété à la campagne une maison
de vacances lesbienne, " LImpatiente ».
Elle découvre surtout les écritures de Monique Wittig,
Michèle Causse, Nicole Brossard, les travaux de Colette Guillaumin,
Nicole-Claude Mathieu, les textes des premières lesbiennes radicales
de Paris, la revue canadienne A.H.L.A
Egalement des réalisations lesbiennes comme lassociation
Les Archives et La Maison du Pouy dans les Landes, lespace «
Bagdam Cafée » à Toulouse, la terre de femmes
« Terra » près de Dijon
Elle lit
et relit, voyage, rencontre les lesbiennes à létranger,
à Paris, elle participe aux rencontres, débats, colloques,
elle a découvert là son « Nouveau Monde ».
Le Groupe Santé lui a fait prendre conscience de son corps, de
sa santé, du poids du pouvoir médical sur les femmes,
de limportance de lalimentation et de lhygiène
de vie. Elle a toujours aimé faire la cuisine, maintenant elle
cuisine avec passion de bonnes et belles choses pour celles qui sont
de passage à LImpatiente. Cest là quelle
animera pendant 5 ans un atelier de lectures lesbiennes qui produira
une petite revue, « La Gazoute », pendant deux ans.
Elle a fait partie un temps de LAtelier décriture
de Geneviève Pastre. Elle a écrit des articles pour le
Groupe Santé Lesbienne de Paris, des textes pour la revue littéraire
lesbienne « Suite des Cris » ou pour des rencontres
ici ou là. De temps en temps elle a essayé de se remettre
« vraiment » à lécriture mais cela na
pas marché comme avant, elle était encore trop bouleversée
par lexpérience lesbienne, il lui faudra 15 ans.
Et maintenant voici enfin le Livre.
Depuis
2000, elle fait partie de lAPA, Association Pour lAutobiographie.
Elle y écrit plusieurs textes pour le cahier « Mai 68,
Mémoires de femmes ». LAPA a récemment
sélectionné le texte « Position »
pour être proposé aux lecteurs de la bibliothèque
du 5° arrondissement, rue Mouffetard.
Elle travaille aussi bénévolement plusieurs heures par
semaine au perfectionnement du langage des enfants dun centre
de loisirs maternel et à la formation des animatrices dans ce
domaine.
le livre de Camille
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Geneviève
PASTRE
Née le 20 novembre 1924, date du Manifeste du surréalisme,
Geneviève Pastre a des racines triples : le Rhin, Mayence lieu
de sa naissance, la Lorraine où elle a passé toute son
enfance, et les grands Causses, Millau et toute sa région, terre
d'origine de sa famille depuis toujours. Et le monde à découvrir.
Malgré une enfance vouée à la danse et sa volonté
affirmée de s'y consacrer, elle est contrainte par sa famille
à y renoncer et à poursuivre des études littéraires.
A 24 ans, les termine par l'agrégation de grammaire, qui l'oriente
vers l'enseignement.
Cette rupture
avec ce qui donnait un sens à sa vie et à sa création
artistique provoque chez elle, avec l'expérience de le douleur,
le réflexe de l'écriture et la métamorphose en
poète. Parallèlement, elle suit des cours de mime (avec
Marceau et Jacques Lecoq) et, retrouvant ainsi la scène, crée
son propre groupe, qui devient compagnie théâtrale en 1974,
sous le nom de THEATRE DE L'ESCALIER, puis sous celui de "Compagnie
Geneviève Pastre". Ce sont alors des années de bonheur
(près de vingt ans) dans et par la création continue (au
moins une création annuelle).
Après avoir publié des recueils de poèmes, des
textes et un essai sur l'amour, "De l'Amour lesbien",
chez différents éditeurs, elle crée une collection
personnelle : LES OCTAVIENNES, en 1985, et finalement, sa propre maison
d'édition en 1989 : LES EDITIONS GENEVIEVE PASTRE. Celles-ci
incluent sa première collection, à laquelle elle en ajoute
une seconde : LES GEMEAUX, puis d'autres: bibliophilie, romans, essais,
et une minipoche: COURANTS ASCENDANTS (48 titres en tout aujourdhui
en octobre 2001).
Le terme "Les Octaviennes" désigne aussi
depuis 1988, une association de femmes créatrices, (ouverte à
toutes et ouverte sur le monde) qu'elle a fondée et qu'elle anime,
pour développer un réseau culturel original autour de
jeunes talents autant que d'auteures confirmées. Cette association
culturelle fonctionne sur invitation et cooptation, de manière
à préserver, tout en les élargissant, les "affinités
électives". (BP 4242 - 75160 Paris cedex 04).
Elle vient de tenir son neuvième Salon ouvert au public en février
2002. Au Prix de Poésie décerné, s'ajoutent depuis
1998 un Prix Interarts, un Prix "Les Gémeaux", (créé
en 1999) pour les poètes gais qui avaient concouru spontanément
dès 1997.
Déjà en 1990, elle avait organisé le Troisième
Festival européen de l'écriture gaie et lesbienne à
Paris, "Anticipations Festival" qui a réuni
près d'une centaine d'écrivains et d'écrivaines,
de critiques, de traducteurs/trices et d'éditeurs/trices (débats,
salons littéraires, spectacles, etc.). Les premiers salons organisés
dans le cadre de FALGWE (la fédération européenne)
avaient eu lieu à Londres en 1987, puis à Rotterdam, "Satisfiction"
en 1989.
Elle a enfin créé, en 1985, un groupe d'écriture
expérimentale : TENDI MUNDI qui a participé,
entre autres, à la Foire de la Poésie de Paris, aux Journées
internationales de poésie de Rodez. Elle a également animé
un atelier aux Rencontres Nationales d'Ateliers d'Ecriture
à Aix- en-Provence en février 1993. Elle participe aussi
en tant qu'auteure et éditrice aux Salons de l'Homosocialité,
et à celui de la Salle Wagram et de Cineffable.
Avec les Octaviennes elle dit ses textes dans des récitals donnés
en public (restaurants de femmes et autres manifestations publiques).
Elle se partage ainsi entre l'écriture, la mise en scène,
la poésie, la recherche philosophique, sociologique et anthropologique,
fait des communications dans de nombreux colloques et festivals, a été
invitée sur des TV tant étrangères que françaises.
Pendant dix années, elle a animé une émission hebdomadaire
sur Radio-Libertaire, "Les Affinités électives".
Elle a utilisé parfois divers pseudonymes, en tant que critique
ou romancière.
Elle vient de créer un parti politique, les Politides (ou Mauves).
Il propose un projet global de société, redéfinit
l'homme sur des bases modernes, être d'expression et relationnel,
en particulier en intégrant les sexualités dans son expression
fondamentale et en se positionnant d'une façon décisive
et radicale sur les grands sujets d'actualité sociaux, droits
de l'homme, politiques (famille, enfant, etc.), et prend position publiquement
chaque fois que l'événement l'exige.
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Publications
Pierre éclatée- poèmes, Ed. St Germain-des-Prés,
Miroir Oblique, 1972, épuisé
Fleur dans le Ventre vert, poèmes, Ed. Millas-Martin,
1973, épuisé
On gaspille l'Amarre ici, poèmes, Ed. St
Germain-des -Prés, Poètes contemporains, 1975, épuisé
7-14-17 ou Architectures d'Eros, Ed. Subervie, Rodez,
1978
L'espace du souffle*, roman, Ed. Christian Bourgois,
coll. blanche, 1977 réédité. aux éditions
Geneviève Pastre, Paris, 1990
De l'Amour lesbien*, essai, Pierre Horay, Paris, 1980,
traduction allemande à Berlin en 1985 chez Sissiverlag
OCTAVIE ou La deuxième mort du Minotaure, récit-poème,
1985 et réédition 1998
FULVIE ou Voyage à Delphes, journal de voyage,
1986
ATHENES et le "Péril saphique", essai d'histoire
critique, 1987, réédition 1997
Préludes pour un largo, poèmes, illustré
par Madeleine Scellier, sur pur vélin Johannot, tirage limité,
imprimerie de La Charité, Montpellier, coll. les Oct. 1988 épuisé,
repris dans la coll. Courants ascendant. Largo, poème,
traduit en anglais par Marilyn Hacker (in 13TH MOON, vol.14, University
Albany)
Le NOUVEAU manuel d'orthographe, traité-pamphlet
d'esthétique de la grammaire et du langage, 1991
« Jentends cette clameur » in La Société
des femmes, anthologie des Cahiers du Grif , éditions complexe,
1992
AMELIE ou Ondes de choc, nouvelle, (in "Mit Würde
und Feuer", Wien Frauen, 1993. Paru en 1999, en édition
originale française, au Québec
Trois gorgées du modeste royaume, poèmes,
1995
Le Bien aimer, essai philosophique et esthétique
sur l'amour, 1995
Les Amazones, du mythe à l'histoire, essai d'histoire
critique, 1996
A ma Mère, récit paru dans" Sie ist gegangen",
Orlandaverlag, Berlin, 1997
OCTAVIE/OCTAVIA/OTTAVIA, traductions d'extraits d'OCTAVIE
ou la deuxième mort du Minotaure, en espagnol par Monica
Khobzi, en italien par Bianca Rabaioli Apostoli
Intersections des seuils in TROIS, revue québecoise
dirigée par Anne-Marie Alonzo, Québec (juillet 1998)
nombreux articles parus dans des revues françaises ou américaines
en particulier :
"Le "JE" femme/ homme" in L'homosexuel/le
dans les sociétés civiles et religieuses CERDIC/CNRS Strasbourg
(colloque), 1985
« Twentieth Century Lesbians : Should we revive Memory or
break with the Past » in Journal of Homosexuality, vol
25 , n°1/-1-1993
« Sortir du piège
par un saut qualitatif :
la saisie intuitive du philosophe par un regard sur lui-même,
être humain sexué », in Homosexualités,
expression ; répression, Stock, 2000
A paraître
: Une Femme en apesanteur (Mémoires littéraires
militantes et politiques de 1975 à 1998) aux Editions Balland
Entre texte,
musique, mise en scène et peinture :
Deux poèmes mis en musique par Yves-Marie Bruel et chantés
par Christine Gouzes à labbaye de Sylvanès, en 1978
(in CD-oeuvres complètes dY. M. Bruel, 1995)
En Mai 1992, Le Théâtre de la Méduse a produit l'espace
du souffle, dans une adaptation et une mise en scène
de J.J. Charbonnier, avec Catherine Hasselwander. (La création
a eu lieu au Théâtre Arcane à Paris.
En Novembre 1992, Jean Paul Gilly a exposé cinq tableaux d'une
série de 29 à partir de l'espace du souffle,
à la Mairie de Pantin, et au Centre Culturel d'Aubervilliers.
***
Théâtre,
de nombreuses créations, du Théâtre de l'Escalier,
puis de la Compagnie Geneviève Pastre, dont
L'Eloge du désordre, d'après "Ainsi parlait
Zarathoustra" de Nietzsche
La Chasse au snark,d'après Lewis Carroll
Les Mariés de la Tour Eiffel, d'après Jean Cocteau
Le voyage (Théâtre Mouffetard, Centre Culturel de
Boussy-St-Antoine, Sèvres Festival de théâtre etc.),
auteur et metteur en scène G.Pastre
Cinq Rêves (Daphto, Misoge et Béhé).
LA CHOSE ou "Les Choses, on aurait dit des pensées arrêtées
en route", inspiré, pour un acte, de "La Nausée"
de J. P. Sartre, Théâtre d'Edgar 1974, auteur et metteur
en scène G. Pastre
Rimbaud Faim et Soif, écrit et mis en scène par
G. Pastre (2ème de trois versions). Festival de sémiologie
de Canteloup, Salle de géographie, Bd Saint-Germain, Ecole Polytechnique,
Centres Culturels etc, auteur et metteur en scène, G. Pastre
Théâtre de rue : Paris, Boussy St Antoine, Millau, etc.
Le Père Hocquet ou la Grande Dicteuse, pièce burlesque
et satirique, jouée en 1994 à Lille au Centre Culturel
libertaire.
Octavie
ou la deuxième mort du Minotaure
Trois gorgées du modeste royaume
Le NOUVEAU manuel d'orthographe
Le Bien aimer
Athènes et "Le péril Saphique"
Les Amazones, du mythe à l'histoire
Ondes concentriques
L'Espace du souffle
Préludes pour un largo
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*De
lAmour lesbien
Un livre pour sous-tendre une réflexion, laccompagner et
la vérifier.
parce que dedans court un choix de vie et de pensée intimement
mêlées. Un essai lumineux et ardent où le mensonge,
laveuglement, l'ignorance, la violence sont traqués comme
ils doivent lêtre ; et comme ils doivent lêtre
en tant quauteurs dune souffrance infligée en premier
à cette partie du monde qui forme la seule majorité y
existant, les femmes.
Un corollaire obligé : le retentissement obligé de cette
souffrance sur la minorité au pouvoir que sont les hommes. Des
hommes qui se forgent un masque dhétérosexualité
pour eux-mêmes et pour les femmes. Un masque qui oriente et planifie
le système dexistence de tout un chacun et de toute une
chacune.
Aux unes, en négatif, lasservissement, le service du ventre
et du foyer, et pour y être maintenues : la crédulité
en des valeurs morales, religieuses formant un corpus idéologique
destiné à soumettre, à exalter cette soumission
(rôle de la vierge et de la Vierge-Mère) et à lorganiser
dans les rapports sociaux.
Aux autres les hommes, en positif, le gouvernement de la tribu de la
cité, de lempire ou de létat, le service de
limpôt qui naît de la guerre et du commerce, la guerre
fournisseuse de femmes et des autres valeurs marchandes, pourvoyeuse
dune corps dhomme à homme ; maîtrisé
et si recherché; et pour se maintenir dans ce système,
la création de fictions myhologiques, religieuses politiques
et culturelles, la production dun discours éthique et pratique
propre à exalter ce ciment, à dévier le regard
social et individuel de la cimentation réelle et à occulter
celle-ci avec soin.
En
conséquence de quoi, chez les hommes, cette homosexualité
latente qui fait des ravages parce quelle est niée et cachée
et quelle nen sous-tend pas moins la réalité
des rapports sociaux, lorganisation des sociétés
et la structure des pouvoirs ; cette homosexualité latente qui
est celle des hétérosexuels,quils ne peuvent exprimer
que masquée, dans l'école ou le dortoir et la classe,
le sport et le vestiaire ou le terrain, l'armée ou la chambrée,
les cafés, les clubs et la camaraderie, le travail et le compagnonnage
ou la rivalité, ou dans le rejet de lhomosexualité
patente,
celle de homosexuels, et le rejet agressif de ceux-ci ; quils
ne peuvent exprimerr, un fois démasquée que dans la violence
des viols masculins de guerre, de caserne, de prison, de bizutage et
autres rites dinitation et dans tout violence sexuelle commise
sur des hommes par des hommes hétérosexuels.
En
conséquence de quoi, pour les femmes, remise au fond dun
champ restreint dexpériences, et exclusion de lordre
masculin de régence des choses et de idées, acculturation,
perte didentité et réduction à néant
dun plaisir quon éduque en torture (excision des
femmes africaines, infanticide des filles à la naissance et bandage
des pieds chez celles quon laisse en vie, en Chine ancienne) ou
en claustration (en Grèce antique, ou islam ou couvents dEurope,
affinement de ces pratiques immédiatement physiques en claustration
ou excision mentale dans les actuelles sociétés
européennes ou européanisées).
La démarche de Geneviève Pastre face à cela est
simple, qui laisse aux hommes, à des hommes éclairés
pour commencer cest à dire à des hommes homosexuels,
la tâche de se reconstruire, mais pas plus queux et qui
avant tout recommande aux femmes dorienter la lumière
vers elles-mêmes.
Paroles de femmes donc. Parole damour, damour de femmes,
à partir de cet amour, pour cet amour ; se recentrer et se (re)connaître.
Faire naître une identité en dépit de tous les sabotages
et de tous les subterfuges; avec allégresse, gaîté,
par unexercice libre de lintelligence, après
avoir résisté à lécartèlement
de son propre continent au continent étranger, aux empoisonnements
fardés qui parcourent le corps des femmes.
Un très beau livre et un livre poète.
Alain Leroi, Le Gai Pied Hebdo, avril 1981
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Ludmilla
PODKOSOVA
Née
à Reims en 1970, elle a passé son enfance dans un petit
village situé près du chemin des Dames. Après son
baccalauréat, elle entre en classe de Lettres Supérieures
à Paris, poursuit ensuite des études d'histoire à
la Sorbonne où elle obtient une maîtrise. Elle est actuellement
enseignante de Lettres-Histoire dans un lycée de la banlieue
parisienne.
Elle dirige actuellement L'Ecole-à-coeur aux Editions
Clapàs, collection de poésie et de proses contemporaines
destiné aux lycéens et aux étudiants. Elle a participé
à l'Anthologie des Poètes 2000 aux Editions des
Dossiers de l'Aquitaine et écrit de notes de lecture pour la
toute nouvelle revue de Sylviane Arabo, Saraswati.
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Publications
Trois poètes, recueil de poèmes
des lauréates du premier Prix de Poèsie des Octaviennes
1995, E. Dalban, L. Moliner, L. Podkosova, éd. Geneviève
Pastre (1996), L'Usage de la parole, poèmes,
éd. Editinter (1998). Le poème de 34 jours, éd.
Clapàs (1998), Marine, poèmes, éd.
Editinter, Le recueil des très riches heures, poèmes
et Rimes blanches, poèmes, éd. Clapàs,
Vous, roman, éd. Geneviève Pastre (1999), Avec
une rose dans notre main, poèmes, ed. Clapàs,
Lambeaux du lointain, nouvelles, éd. Editinter, Notre
monde au secret, poèmes, éd. La Bartavelle, Tout
Bas, proses poétiques, éd.Clapàs (2000),
L'ininterrompue, poèmes, Mort d'un personnage,
nouvelles, éd. Clapàs, Heure de froid*,
éd.Encres vives, Maria Berg, roman, éd.
Geneviève Pastre (2001)
*Heure
de froid
Enseignante, l'auteur a le souci du mot, de l'expression, juste dans
son apparente simplicité. Je ne sais si c'est un choix délibéré
de l'éditeur mais il y a une certaine parenté d'expression
entre ses auteurs. Il y a d'abord le contemplatif jaillissant par petites
touches et, au bout de tout cela, le trait fugitif de la pensée
illuminant le poème. Cela demande à être lu lentement
afin de s'en imprégner très fort. J'aime "Souvent
le rêve est/ ce langage que tu désires / écrire
/ Pour inscrire au final / l'Histoire de ta main".
Jy le Guen, dans Poésie-sur-Seine, septembre 2001
Dès
le premier poème on est face à "L'horizon brouillé/rouillé/rare".
Ce n'est pas la page blanche et son angoisse que doit affronter l'écriture
de Ludmilla Podkosova, mais au contraire une surface dégradée,
souillée, la solitude médiocre des périphéries
urbaines d'aujourd'hui. On explore "les dessous de l'autoroute"
"aux bras des Vénus/ déplorées".
On partage les heures de colère de l'auteure, enseignante : "Garde-toi
de dire/ Ce qui n'est pas/ au bonheur de l'ignorance/ entretenue
". La ville (la vie ?) serait-elle sans issue ? Pas tout à
fait, puisqu'il reste possible de donner, avec ces poèmes hachés,
leurs jeux d'images et d'échos, une voix au mal-être :
"ce que j'aime en toi/ c'est ta peur qui parle". La
vie vaut en définitive d'être dite.
Emmanuel Hiriart, dans Friches, n°76, hiver 2001-2002
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La force,
le réalisme et le mystère, voilà les trois aspects
de l'oeuvre de Ludmilla Podkosova. Si fragilité et abandon il
y a dans la plupart de ses poèmes et de ses nouvelles, si évocation
sensuelle voire sexuelle de son intimité il s'y trouve, ce n'est
pas là qu'elle fait preuve de sa plus grande originalité.
Mais plutôt dans la création habilement menée d'une
sorte de tissu poètique ou romanesque, alternativement assez
sombre, vindicatif ou presque serein. Tramé tantôt d'une
révolte sociale et féministe sensible dans tous ses textes
; tantôt du vigoureux éclairage des analyses d'un intellect
qui part en quête de sa vérité ; tantôt enfin,
d'une révélation par l'amour, par le savoir, par le geste
de se pencher très près des choses.
L'écriture de cette auteure puissante et multiple, nous appelle
et vers la femme qui écrit, et vers ses personnages, et
vers le feu d'une torche que son coeur semble lui tenir à tout
instant, semblable à une figure de la statuaire de Rude. Si la
comparaison semble incongrue à Ludmilla Podkosova, qu'elle sache
que lorsque ces flammes s'échappent d'elle, elle hausse sa langue
de poète et d'écrivaine à de bien beaux sommets.
Sous une
apparence de simplicité, elle parvient à la métaphysique
(celle qui devrait nous être enseignée pour apprendre à
vivre, pas celle de Kant ou de Heiddeger !) :
"Je voulais vous dire au revoir comme les autres fois. Mais,
je voulais vous embrasser autrement. Je vous ai prise par les épaules.
C'est alors que mon départ m'est apparu comme absurde, comme
absolu. Sous mes mains, j'ai senti la métamorphose de votre corps.
Oui bien sûr, il était malade. Mais surtout, il s'était
armé d'une nouvelle armature. L'armée du temps. Sous ce
départ que j'avais désiré physique et donc, un
peu pressé, je n'ai pu prononcer le réconfort, ou le plaisir
de vous avoir revue, ou même l'amitié. Ou même. Aucun
mot n'est revenu dans ce départ." (Lambeaux du lointain)
Que dit d'autre Wittgenstein dans son Tractatus logico-philosophicus
: "Ce que l'on ne peut dire, il faut le taire."?
Revenons
à Ludmilla Podkosova, à sa métaphysique du quotidien
et du devenir, à ses accents lyriques fluides ou énervés.
Ainsi :
"Mais dans cette ombre qui s'avance vers nous, un souvenir.
Nous nous souvenons que nous avons suivi, avant tous les autres, des
chemins différents. Lorsque les portes se refermaient une à
une sur le soir, la nôtre restait ouverte, tard sur la lecture.
Longtemps et très tard. Nous apprenions les étoiles et
l'aube. Oui, c'est très simple, très facile d'écrire
cela mais qui se souvient des étoiles de ces dix ans ? "
(Lambeaux
du lointain)
Ou ainsi :
"Elle est, reste dans les marais, continuellement et même
en voyage, même au lycée, elle est du quatorzième
siècle, rejetée de tous et bannie. Brûlée
? "Elle lit et fume dans la boue des siècles et des siècles.
Amen." (Maria Berg)
De grandes
qualités de style et d'expression, une autorité du langage,
ce que l'on considère en France comme les atouts- maîtres
de l'écrivain, chez Ludmilla Podkosova. Mais aussi, l'art de
s'approprier pour nous les rendre palpables, des éléments
aussi essentiels que les paysages, le temps de saisons, les cycles du
corps humain.
Est-ce une enfance bâclée suivant une naissance reléguée
au rang d'un évènement encombrant ? Est-ce son origine
russe, est-ce tout simplement l'élan un peu sauvage de son inspiration
qui lui donne cette capacité de relation au vivant, au terrestre,
au charnel ? Peu importe. On sent le vent du large chez Ludmilla Podkosova,
l'étendue des plaines, la grande humilité des pauvres,
l'impuissance des malades, l'importance des portes, du blé mûr,
des fruits encore acides, la douce coloration de l'aube...
"Par la fenêtre, j'ai vu une éclipse de lune, merveilleuse,
sombre et tenace dans le ciel. Le croissant lumineux était très
mince comme effilé par des doigts invisibles. Je suis restée
à la fenêtre jusqu'à l'arrivée du soleil."
Et "the
last but not the least", un très grand amour pour les mots
:
"L'Ecriture est plus que la liberté." (Vous)
ou :
"Regarder le soleil en face. Oui, écrire. Le sens tranchant
du réel."(Lambeaux du lointain)
ainsi qu'un vrai regard sur les êtres et la condition humaine.
"Vendredi. Fin de semaine. Fin de matinée. Je suis avec
ma classe de CAP. C'est le calme absolu. C'est le silence plat et lent.
La classe est peu nombreuse car les élèves sont en grave
échec scolaire. La majorité d'entre eux connaît
une situation sociale critique. Les parents sont seuls ou décédés,
sans emploi, vivent dans un logement insalubre. Certains élèves
mal soignés lorsqu'ils étaient enfants sont à la
limite du handicap physique, troubles visuels importants, obésité
chronique, dyslexie. Ils sont là devant moi, avides de tout ce
qui leur échappe. Ils me regardent sans cesse. Ils n'ont aucune
qualification, aucun diplôme ( le brevet n'est même pas
à leur portée). Cette classe est leur toute dernière
chance. Ensuite, lorsque la porte se sera refermée derrière
eux, il n'y aura que le vide des années et l'attente sans mots
pour le dire." (Mort d'un Personnage)
Une classe-garage,
des enfants sacrifiés. Au plus près de notre réalité
ou symbole de nos existences ? Les deux. C'est, sans métaphore
revendiquée, la voix et la voie créatrice de Ludmilla
Podkosova.
Anne Michel
Vous
Maria Berg
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